Que sont les Sorcières ?

par Gerald Gardner (traduction Ameth)

 

Il n'y avait aucun moyen de s’en sortir et le mieux pour la victime était d’avouer rapidement sans revenir sur ces aveux, cela abrégeait au moins l’instruction.
Selon la page 330, « avant que la torture ne commence, l'accusé était forcé de boire le bouillon des sorcières, un mélange répugnant composé entre autres de cendres de sorcières brûlées et supposait protéger les tortionnaires contre la mauvaise influence de la sorcellerie. » On utilisait aussi la saleté (carceris squaloris) des cachots. La même page parle de la torture appliquée à une femme en 1631 le premier jour de son procès.
Malheureusement il n’est pas fait état du lieu où cela se passait ni s’il s’agissait de l’Inquisition ou de l'Eglise Protestante, mais il s’agit d’une traduction de « Konig, Ausgeburten des Menschenwahns, p. 130; also Soldan, Hexenprocesse, p. 269-70. »
(1) le bourreau attache la femme, qui est enceinte et la place sur le trépied. Alors il l'a torturée presque jusqu’à que son coeur ne cesse de battre ....
(2) Comme elle n'a pas avoué, la torture a recommencé ... il lui a coupé les cheveux, lui a versé du cognac sur sa tête et y a mis le feu.
(3) Il lui a placé du soufre sous ses aisselles et y a mis le feu.
(4) Ses mains ont été liées dans son dos, elle a été soulevée jusqu'au plafond puis on l’a fait soudainement tomber par terre.
(5) On a répété cette pendaison et cette chute pendant des heures, jusqu’à ce que le bourreau et ses assistants n’aillent dîner.
(6) A leur retour ses pieds et les mains furent liées dans le dos, et on a versé du cognac sur son dos et on y a mis le feu.
(8) Ensuite on a accroché des poids très lourds à son dos et on l’a suspendue une fois de plus.
(9) Après cela elle fut à nouveau attachée au trépied.
(10) Un outil pointu a été placé contre son dos et une fois encore on l’a suspendue et soulevé jusqu’au plafond.
(11) Le maître lie à nouveau ses pieds et y accroche un bloc de 25 kilos...
(12) Le maître ... fixe ses jambes dans une sorte de pince en serrant les mâchoires jusqu'à ce que ses orteils saignent.
(13) Elle a été une fois encore étirée et mordues de diverses façons.
(14) Maintenant le bourreau de Dreissigacker a commencé la torture de troisième catégorie. (Note : Il n’est dit nul part ce qu'il a fait.)
(15) le gendre du bourreau l’a soulevée par les mains jusqu'au plafond.
(16) Le bourreau ... l'a fouettée avec une cravache.
(17) Elle a été placée dans une sorte de pince qu’elle a conservée pendant six heures.
(18) Elle fut impitoyablement cravachée. Tout cela a été fait le premier jour. »
(Note : Ils ont oublié le No 7 dans cette liste. Je ne pense pas que c’était moins douloureux que le reste.)

 

Dans les « Archiv. of Hist. National, Inquisition de Tolado, Leg. 138, cité dans par H.G. Lea dans « History of the Inquisition of Spain, Vol. Ill » p. 24 on trouve des témoignages sur la Question sous la torture. Après une longue torture l'inquisiteur a dit : « dites tout ». « Si je savais quoi dire, je le dirais. Oh, Senor, je ne sais pas ce que je dois dire. Oh, Oh! Ils me tuent - s'ils me disaient que dire - Oh, Senores, Oh, mon cœur... desserrez-moi et je dirai la vérité, je ne sais pas ce que je dois dire - desserrez pour l’amour de Dieu – dites-moi ce que je dois dire - je l'ai fait, je l'ai fait - ils m’estropient, Senor – desserrez-moi, desserrez-moi et je le dirai... Je ne sais pas ce que je dois dire - Senor, je l'ai fait... Faites-moi sortir d'ici et dites-moi, ce que je dois dire. ... je ne me souviens pas, dites-moi ce que je dois dire - O misérable que je suis, je dirai tout ce que vous voulez, Senors - ils me brisent les bras – desserrez-moi un peu - j'ai fait tout ce qui est dit de moi... Que dois-je dire ? J'ai tout fait – desserrez-moi, car je ne me rappelle pas de ce que je dois dire... Oh, Oh, Oh, dites tout. » Et à nouveau la voix cruelle a dit : « dites tout. »
Quand un pauvre malheureux était suffisamment torturé, ils lui dicteraient ce qu’il devait dire et qui impliquer. Les gens oublient facilement que ça s’est passé ainsi, si toutefois ils l’on su un jour, mais les sorcières n'oublient pas qu’un tel traitement fut réservé à leurs ancêtres et les persécutions ne sont pas terminées, en tout cas dans de nombreuses contrées, voilà pourquoi la sorcière se cache toujours.

 

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